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Dim 12 Fév - 21:51
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━ 1 9 H 3 0 ◦ GEOJU.
Ses doigts sont presque tremblotants lorsqu’ils parcourent son téléphone…montent, descendent, relisant cette phrase sans cesses. ❝Vernissage ce soir.❞ une adresse…location    sangsu, geoju. Et ses dents martyrisent ses pauvres lèvres gercées par le froid tandis qu'il observe le paysage endormi défiler devant ses yeux…les lumières déformées par la vitesse de la voiture teintée l’aveugleraient presque. Et il voudrait ordonner au chauffeur de faire demi-tour, mais le besoin insensé d’espionner ses faits et gestes a eu raison de lui. « Pauvre con. Tu fais quoi, là ? Putain, rentre-chez toi…ça sert à rien d’foutre la merde, t’as bien remarqué qu’il s’en fou de toi. Après tout c’qu’il t’a fait, tu trouves encore le moyen de ramper vers lui... »
« Mais non…vas-y ! Juste pour confirmer tes doutes. Juste pour voir comment il va, et s’il  est heureux sans toi. Il te verra pas. » les épaules lourdes des dires de ces deux figures imaginaires…et il ne sait pas qui est censé être l’ange, et qui est censé être le diable. Le gamin est une fois de plus déchiré entre deux possibilités, et il se dirige tout droit dans le mur. Comme d’habitude.
Il ne sait plus exactement combien de jours, de semaines se sont écoulées depuis cette soirée…car Jaeko a toujours été là, avec lui. Son téléphone vibre à chaque fois que ce dernier poste une photo, un tweet, n’importe quoi…et Effy s’empresse d’observer l’amant qui lui a filé entre les doigts, les joues rougies par la honte, la frustration de ne pas pouvoir se passer de lui. Rougies par la jalousie de cet ami aux traits inconnus qui semble un peu trop présent dans sa vie. L’Ami, toujours l’ami. Jaeko en a trop et ça le rend fou, parce qu’il ne voudrait l’avoir que pour lui. Enfant capricieux, égoïste qui n’aime pas partager ses jouets.
Il lui a fallu des jours pour s’excuser auprès de papa. Des milliers d’inclinaisons à 90° enchaînées par des excuses dans les langues parlées…d’abord en anglais, puis en coréen. Ses réponses ne furent rien d'autre que des regards hautains et bercés de déception, puis des talons tournés. « Laisse-lui du temps », lui disait maman. « Il finira par s’y faire. »  et Effy aurait pu éclater de rire si son cœur n’était pas si vide. Il ne s’y fera pas, et la confirmation a éclatée mardi dernier. « Je ne veux plus jamais te voir avec un garçon. Je pense que tu ne réalises pas la honte que tu emmènes dans la famille…Les Chang viennent diner à la maison demain, ils ont une charmante jeune fille de ton âge. Je compte sur toi pour te montrer galant et aimable envers elle. » alors évidemment, le soir suivant, Effy n’a offert rien d’autre que des sourires, de doucereux touchés, regards embrasés, à cette jeune gamine des beaux quartiers. Elle rougissait face à ses avances effrontées, puis est repartie avec son numéro enregistré.
Pourtant, c’est Jaeko qui était dans sa tête pendant tout ce temps.
Jaeko qui se rapproche de plus en plus de lui, lorsqu’il arrive enfin à apercevoir le nom de la galerie. Et il reste assit encore cinq minutes, rongé par la peur…l’appréhension qui englouti son estomac. Puis il finit par ouvrir la portière, poser un pied dehors et pénétrer dans la bâtisse. Des guirlandes lumineuses décorent les pièces minimalistes déjà remplies d'amateur d'art qui observent les oeuvres d'un oeil avisé. Effy, lui, recherche une oeuvre bien particulière. Et lorsqu'il la trouve enfin, elle rit aux éclats sous les chuchotements inaudibles de l’homme sur les photos…ses poings se serrent dans ses poches. Bah voilà, il s’foutait bien de toi. Il a trouvé une  nouvelle proie…t’étais rien pour lui, au final. Regarde, il a trouvé mieux ; plus beau, plus drôle aussi, apparemment…un artiste. Pas un pauvre gosse de riche qui n’sait pas quoi faire de sa vie, si ce n’est emmerder les gens. Il voudrait les faire taire, ces pensées…qu’elles s’évaporent dans l’air comme la vapeur de ce bobo hipster qui passe devant lui, une e-cigarette entre les doigts -il s'demande sérieusement dans quel trou il s'est aventuré. Il voudrait partir et arrêter de s’infliger cette terrible torture…mais pourtant, il continue d’avancer, slalomant entre les œuvres exposées pour ne pas le perdre de vue. Et lorsque Jaeko semble tourner la tête vers lui, il incline la sienne de façon à ce qu’il ne puisse pas apercevoir son visage. Feint de contempler une œuvre qu’il ne comprend pas avec intérêt, les doigts toujours autant crispés à l’intérieur de ses poches rembourées.

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Re: ✧ crawling back to you
Lun 13 Fév - 12:48
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La musique danse gracieusement dans ses oreilles; une symphonie classique sublimant à la perfection l'ambiance de la galerie. Jaeko se perd au milieu de toutes ces œuvres, il est émerveillé. Son regard virevolte de droite à gauche, s'arrêtant, parfois, sur des tableaux intriguant son regard. Il visite la galerie dans une aise qui lui avait manqué; une aise qu'il n'avait pas lors de sa dernière soirée. Il essaye de chasser ces pensées néfastes de son esprit. Rien que de penser à Phœnix (ce prénom semble si lointain, si onirique), son cœur se comprime dans sa poitrine et des larmes menacent de s'écouler sur ses joues.
Il prend une grande inspiration; ce soir il est Jaeko. Kang Jaeko. Pauvre misérable qui a besoin de faire le gigolo l'escort pour gagner de l'argent. Alors, il s'habille de son plus beau sourire, essayant de cacher les noirceurs, imperfections de son être. Il rit quand il le faut, lorsque des blagues salaces sont balancées au milieu d'une conversation ou bien lorsqu'il reçoit des compliments beaucoup intimes, gênants. Car, Jaeko, c'est un acteur, et ce soir, il n'est pas là pour lui mais pour son ami, ainsi, il cache tous ses tourments au profit du bonheur qu'émane son hôte.
La salle se remplit un peu plus, des groupes de personnes arrivent de l'entrée. Jaeko se retourne, les observe, puis est tiré de rêverie par l'exclamation hystérique de son ami. Il tire Jaeko, le prend par le bras et l'emmène vers l'entrée. « Ah, Jaeko ! Il faut que tu rencontres mon mentor ! » Jaeko suit. Ses yeux font le tour des nouveaux arrivants, puis, une silhouette l'intrigue, attire ses prunelles. Soudainement, des souvenirs d'une soirée qu'il aimerait oublier lui revienne en mémoire. Son cœur s'abîme un peu plus. Cette silhouette, dont la tête reste mystérieuse, il ne l'a connaît que trop bien. Ce profil qu'il a appris à connaître par cœur, ces formes qu'il a effleuré tant de fois, ce charisme hypnotisant que sa démarche provoque. Le souffle de Jaeko est coupé, les larmes lui viennent mais il se retient.
Ses yeux restent figé contre le dos de Phœnix. Il n'écoute plus ce qu'il se passe autour de lui. Les voix qu'il entend sont difformes; il est complètement perdu. Que fait-il là ? Pourquoi est-là ? Pourquoi le fait-il autant souffrir ? Une multitude de question lui hante l'esprit, il tremble de partout, angoissé. « Excusez-moi, mais... je dois vous laisser. » Il s'avance aveuglement vers Phœnix. Est-il là pour lui ? Savait-il qu'il était là ? Il se rapproche encore et encore de Phœnix, le cœur battant, s'efforçant de briser sa cage thoracique pour se livrer aux pieds de son ancien amant. Ses dents recommencent à torturer ses lèvres. Un flot d'émotion le submerge, des souvenirs doux et sucrés l'obsède.
« Effy ? » Son surnom. Une distance qu'il impose. Car, ils ne sont plus ce qu'ils étaient. Car leur relation s'est finie le jour où Phœnix lui a déchiré le cœur, le balançant dans un gouffre, dans le néant. Et, sans qu'il puisse se contrôler, Jaeko ressent de la colère. Son âme tout entière fulmine. Il veut des explications, il veut le voir partir, s'éloigner de lui avant qu'il ne replonge le corps entier dans des sentiments encore enfouis au fond de son être. « Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi est-ce que tu es là ? » Jaeko essaye de garder son calme, de ne pas devenir hystérique; il devient fou. Phœnix le rend fou. Sa voix monte, pas assez pour déconcentrer leur entourage, mais assez pour peut-être réveillé Phœnix. Il a envie de crier, de laisser son corps s'exprimer, de lui dire tout ce qu'il aurait aimé lui dire ce soir-là. Mais il est faible. Il faible face à Phœnix, face à ses grands yeux, ses lèvres, ses pommettes, ses joues. « T-tu- Mais merde ! Ca ne t'as pas suffis de me balancer des atrocités dans la gueule la dernière fois ? Tu veux remuer le couteau dans la plaie ? Car tu es le ô grand Byun Phœnix, le petit prince qui peut faire tout ce qu'il veut, car rien ne l'atteint et que je ne suis que le pauvre petit roturier Kang Jaeko, celui qui se prend tout dans la figure sans broncher, encaissant tout. Car c'est bien connu, un pauvre n'a pas de sentiment ! » Ses yeux brillent, il est prêt à craquer. S'effondrer devant tout ce monde, sans aucune honte. Car son amour-propre, il l'a perdu depuis tellement longtemps.

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Re: ✧ crawling back to you
Lun 13 Fév - 16:23
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Il aurait voulu détourner son regard. Ne pas avoir à supporter la vision accablante de son amant aux bras d’un autre…mais après tout, n’at-il pas honte, lui, de l’avoir aux siens ? N’est-ce pas ce que Jaeko lui avait murmuré d’une mine faussement amusée, la nuit où sa vie a basculée ? Et pourtant son visage s’empourpre à la vue ses rires et ses sourires ; à la vue du bonheur dont il ne fait pas parti…et il se sent bête, là, au milieu d’un monde qui ne lui ressemble pas. Entouré de ces hommes barbus, ces femmes tatouées au front plissé dans la contemplation d’une toile qu’il trouve à g e r b e r. Et la roue semble amèrement tourner...il fait tâche dans le décor, encore plus que Jaeko lors de son intrusion inaccoutumée dans l’élite. Il se démarque par sa longue veste à cinq milles livres sterling…sa carrure plus formelle que celles des visiteurs déambulant, les pieds traînés avec nonchalance dans la galerie.  Il se tient droit, sur ses gardes, les mains dans les poches…ses chaussures cirées grincent sur le parquet à chaque mouvement, mais les bruits de la foule étouffent les sons. Et il autorise son regard à se détacher de Jaeko pour quelques secondes en prenant enfin conscience du monde qui l’entoure…un univers bien plus ouvert, décontracté que le monde qu’il connait. Les cultures s’emmêlent ; les traits occidentaux se mélangent aux caractéristiques asiatiques…ils rient ensemble, discutent ouvertement des œuvres exposées et aucun tabou, aucun jugement ne semble émaner de leur fine bouche, leur yeux…leur âme tout entière. Ils ont l’air vrais. Authentiques. Et Effy se surprend à sourire devant un monde qu’il a trop longtemps méprisé, réfléchissant aux comportements qu’auraient pu adopter les lions qu’il connait…ils seraient sûrement là, une coupe de champagne à la main, braillant sur ô combien ces artistes sont amateurs…ventant les mérites de peintres plus reconnus. Il se demande parfois si son dédain envers la classe ouvrière n’est pas seulement de la jalousie.
Parce qu’il font partis du même monde que Jaeko. Jaeko dont les yeux dévient dangereusement sur Effy…et il cache sa tête en même temps que ses joues rougies. Les lèvres agressées par ses dents sous un stress qui le submerge, il se retient de bouger sa jambe droite dans un réflexe nerveux tout en fixant une œuvre. Il m’a pas vu. Il m’a pas vu. Il m’a pas vu. Une auto-persuasion vaine. Il n’ose pas tourner de nouveau la tête vers lui de peur de croiser son regard…c’est à son tour d’être en terres interdites. Et il voudrait partir avant de se faire découvrir, mais son prénom s’écrase contre ses tympans et lui glace le sang. « Effy ? » et il se tourne vers lui dans la lenteur du cauchemar. Timidement, avec hésitation…il aurait aimé feindre l’étonnement, mais son regard reste fuyard et incertain…d’autant plus en voyant la rage baigner les yeux de son vis-à-vis. Il ne comprend pas trop. Après tout, c’est lui qui a ruiné sa vie. « Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi est-ce que tu es là ? » Il ne pourra jamais lui dire qu’il scrute ses faits et gestes sur internet…qu’il voulait voir de ses propres yeux s’il est vraiment heureux. Et que son cœur s’effrite jours après jours depuis cette nuit-là, et qu’il tombe en miettes en le voyant sourire aux blagues d’un autre. Alors il hausse les épaules, prêt à cracher une remarque sarcastique, une réponse évasive, une moquerie hautaine…n’importe quoi pour cacher ses réels sentiments. Mais il est coupé par Jaeko qui renchérit d’une voix plus grave, plus portée…et Effy se retrouve gêné.« T-tu- Mais merde ! Ca ne t'as pas suffis de me balancer des atrocités dans la gueule la dernière fois ? Tu veux remuer le couteau dans la plaie ? Car tu es le ô grand Byun Phœnix, le petit prince qui peut faire tout ce qu'il veut, car rien ne l'atteint et que je ne suis que le pauvre petit roturier Kang Jaeko, celui qui se prend tout dans la figure sans broncher, encaissant tout. Car c'est bien connu, un pauvre n'a pas de sentiment ! »  ses mots le tranchent bien qu’il l’écoute à moitié, trop occupé à observer la foule qui semble plus portée sur les deux garçons que sur l’art qui les entoure…une impression de déjà-vu glaçante. Les dizaines d’yeux braqués sur lui le mettent en position de faiblesse. Et il serre les dents. Il ne peut pas lui dire qu’il est désolé, qu’il ne pensait pas c’qu’il disait. Et il ne peut pas lui dire que lui non plus n’est pas en position de parler après c’qu’il lui a fait.
Pas ici.
« Arrête d’te faire remarquer, bordel… » il murmure entre ses dents. Ses mains agrippant vivement l’avant-bras de Jaeko, il le dirige vers l’extérieur, bravant les regards de plus en plus interrogateurs sur leur personne…il souffle enfin lorsqu’il sent la légère brise gelée caresser ses joues. La soirée est glaciale, mais pas autant que son regard. Et il fait un pas vers Jaeko dans une ultime confrontation. « T’es malade ou quoi, d’te faire remarquer comme ça devant tout l’monde ? » son ton est dur, la voix grandie à chaque phrase…  « Faut croire que t’as l’habitude….en plus pour me balancer des conneries à la figure… ! » il fulmine. Parce que les paroles de Jaeko l’ont blessé. Parce qu’il voudrait lui crier qu’il a tort, mais sa fierté est bien plus grosse que sa culpabilité. Il finit par secouer la tête, soupirant tandis que ses membres essayent de se détendre. « Ecoute…j’suis pas venu ici pour me prendre la tête, et encore moins pour t’entendre gueuler comme un taré. » il voudrait lui dire qu’il est là parce qu’il lui manquait…il lui manquait à en crever. Qu’il voulait seulement voir comment il allait, et que jamais il n’était censé se faire démasquer. Mais il reste planté là, le regard durement incrusté dans celui de son vis-à-vis, sourcils froncés, mains dans les poches. « Mais...j’te trouve bien hypocrite à me balancer toute ces reproches alors que tout ça c’est d’ta faute, quand-même. J’ai attendu que tu t’excuses mais j’ai reçu aucun message…alors voilà, c’est l’occasion rêvée. J’t’écoute. » et les étoiles éclatent de rire devant l’impertinence du gamin-roi.

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Re: ✧ crawling back to you
Lun 13 Fév - 19:20
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« Arrête d’te faire remarquer, bordel… » Jaeko a envie de rire; une violente pulsion contracte son abdomen mais aucun son ne sort de sa bouche. Cette situation est tellement ridicule. Est-ce dont ça qui effraie tant le grand Phœnix ? Se faire remarquer ? Il a envie de lui jeter toutes les atrocités imaginables, mais il se retient, car il ne pourrait pas supporter blesser Phœnix. Car Phœnix est encore une partie de lui-même qu'il n'est pas prêt à laisser partir. Alors, il se laisse emporter par sa faiblesse et les mains glacées de Phœnix. Il le laisse le guider; Jaeko n'arrive pas à broncher, à refuser d'être traîné de la sorte. T’es malade ou quoi, d’te faire remarquer comme ça devant tout l’monde ? » Jaeko aimerait fondre. Fondre avec la neige qui recouvre encore le sol de Geoju. Il essaye de bloquer le sanglot qui menace de s'échapper; c'est dur. Il ne supporte pas l'idée de revoir Phœnix après tout ce temps et de recevoir des reproches. Encore des reproches, que des reproches. Jaeko sait qu'il n'est pas parfait, il adore même l'idée des déficients. Mais, la voix, le regard et les paroles de Phœnix sont beaucoup trop crus pour lui. Et pour la première fois de sa vie, il regrette d'être imparfait.
« Faut croire que t’as l’habitude….en plus pour me balancer des conneries à la figure… ! » Parfois, Jaeko se demande s'il a imaginé toute cette soirée. Si, après un verre de champagne, il a perdu la mémoire, tout souvenir datant de ce soir-là. Les paroles de Phœnix le font douter. Il en a marre de toujours croire ce qui sort de la bouche de Phœnix, marre de sentir des remords lorsqu'il n'est absolument pas en tord. Marre de se faire marcher sur les pieds. « Arrête de faire l'enfant parfait. Tu me fais rire, presque pitié. C'est si dur pour toi d'accepter que tu es en tords ? Il est hors-de-question que je ne porte encore plus de regret. La seule personne qui sort des conneries, ici, c'est toi. Je sais ce que j'ai entendu, tes mots m'ont hanté pendant des semaines, alors n'essaye pas de me retourner le cerveau et de me faire croire que je suis l'unique fautif de ce merdier. »
Il souffle. Sa voix tremble, ses mains aussi. Il fait froid. Le vent souffle encore; l'obscurité berce ses cheveux. Il peut à peine distinguer les traits du visage de Phœnix. Mais il voit, il voit dans la noirceur de la rue, ses yeux si rayonnants. Ces yeux qu'il adore tant, qu'il aime observer, qu'il aime sentir sur lui. Jaeko prend une grande inspiration. L'angoisse garde refuge dans son bas ventre et ses jambes sont prêtes à le lâcher. « Ecoute…j’suis pas venu ici pour me prendre la tête, et encore moins pour t’entendre gueuler comme un taré. » Et Jaeko a envie de rire, car s'il est comme ça, c'est de sa faute. Il est fou, dingue, hystérique à cause de Phœnix car il l'aime. Et cette vérité reste bloquée dans ses pensées des plus improbables, car il est impossible que ce sentiment si humain, si pauvre, si digne de lui ne soit, finalement, réciproque. Ah... si seulement Phœnix savait.
« Mais...j’te trouve bien hypocrite à me balancer toute ces reproches alors que tout ça c’est d’ta faute, quand-même. J’ai attendu que tu t’excuses mais j’ai reçu aucun message…alors voilà, c’est l’occasion rêvée. J’t’écoute. » Et Jaeko rit. Il rit aux éclats. Un rire amer, noir, sombre, monstrueux. Il ne reconnaît pas sa propre voix. Ce rire est forcé, cruel. Ce rire lui dévore le ventre, les intestins. Il brise le silence paisible de la nuit. Des larmes se forment au coin de ses yeux. Il rit trop. Pas assez. Tout se bouscule dans sa tête. Puis des questions, des insultes, des images viennent à lui. Il se ressaisit, un sourire remplit d’amertume toujours plaqué contre ses lèvres. « Ma faute ? Ma faute. » Il marmonne dans son coin, essaye de tout mettre au clair dans sa tête mais il est paumé. Il tourne le dos à Phœnix un instant, s’essuie le coin des yeux puis lui fait, à nouveau, face. Il pétera les plombs, sans doute. « Tu veux des excuses ? Eh bien, voilà tes excuses enfoiré. Je suis désolé de t'avoir détesté, désolé d'être tombé sous ton charme, désolé d'avoir coucher avec toi, désolé d'avoir partagé autant de nuit avec toi, désolé d'avoir succombé à tes compliments, désolé de m'être pointé là ce soir-là, désolé de t'avoir embrassé, je suis désolé de t'avoir mis dans une situation délicate, je suis désolé d'avoir toujours été là pour toi quand tu ne supportais plus rien dans ta vie, quand il fallait que tu te défoules. Mais, tu sais, sur quoi je suis le plus désolé ? Je suis désolé de t'avoir rencontré. Désolé d'avoir gâché ta vie à un tel point qu'il fallait que tu me sortes des horreurs pareilles. Mais maintenant, c'est finit. Tu n'auras plus besoin de t'inquiéter que le pauvre Jaeko vienne te gâcher la vie. Le pauvre Jaeko va s'en aller et ne plus jamais t'embêter car il en a marre d'être ton stupide punching-ball quand rien ne va plus, il en marre de se prendre dans la figure des paroles tellement blessantes que ça lui brise le cœur. » Il s'arrête de parler. Il serre les poings, les larmes coulent malgré tous ses efforts, ses jambes cèdent; il se retrouve à genoux, face à monsieur le roi. Et qu'est-ce qu'il a envie de rire à cette putain d'ironie.

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Re: ✧ crawling back to you
Mar 14 Fév - 1:38
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« Arrête de faire l'enfant parfait. Tu me fais rire, presque pitié. C'est si dur pour toi d'accepter que tu es en tords ? Il est hors-de-question que je ne porte encore plus de regret. La seule personne qui sort des conneries, ici, c'est toi. Je sais ce que j'ai entendu, tes mots m'ont hanté pendant des semaines, alors n'essaye pas de me retourner le cerveau et de me faire croire que je suis l'unique fautif de ce merdier. » ses paroles sont tranchantes et laissent un gout amère sur la langue. Il lui fait pitié…ah, qu’est-ce qu’il aurait aimé que ces mots ne le touchent pas. Tout serait plus facile. Il pourrait le regarder dans les yeux, et la pointe dans son cœur ne serait pas aussi douloureuse. Il n’avait peut-être pas mesuré l’ampleur de ses mots, ce soir-là. Toujours secoué par cette anxiété brûlante, les paroles-couteaux ont dévalées de sa bouche sans qu’il ne puisse les contrôler…il ne sait même plus s’il les pensait. Des mots volages qui sont restés encrés en Jaeko, et il sait que rien ne pourra jamais les effacer. Au fond, il a peut-être raison. Effy, manipulateur né…il tente peut-être de le faire culpabiliser, se placer au rang de victime pour se sentir mieux, pour avoir moins mal. Mais il en fini d’avantage brisé sous les paroles glacés de son aîné, d’autant plus en entendant les cassures de sa voix. Il l’a rendu misérable. Et même alors semblait heureux, ce soir, à rire entouré de gens vraies, Effy a été obligé de tout gâcher. Parce que non, il n’a pas le droit d’être heureux sans lui. Ca le tuerait –du moins, ce qu’il reste encore de lui. Néanmoins, il reste placide…tente d'apaiser l’atmosphère pesante en calmant son ton agressif.
Mais bien sûr, Effy est un petit prince enfermé dans une fierté presque étouffante. Il ne veut pas se mettre à nu…Jaeko a bien trop souvent rencontré Phoenix, lors de leurs nuits partagées entre des draps chauds. Il a bien trop souvent laissé tomber son masque doré, celui de gros gamin branleur des hautes sociétés. Celui qui n’a jamais mal, qui n’est jamais blessé…incapable d’aimer. Phoenix est trop faible pour prendre le dessus sur ce personnage minutieusement inventé. Phoenix est fragile, Phoenix se brise devant les remarques trop dures d’un père qu’il veut rendre fière, devant le mutisme de sa sœur, devant l’air atterré de Jaeko. Effy, lui, il s’en fou. Et il préfère ça, plutôt que de ressentir trop de choses à la fois.
Pourtant, le personnage s’affaisse lorsque Jaeko éclate de rire – et Phoenix éclate en morceaux. Jaeko a l’air déficient, brisé…son rire, un appel à l’aide désespéré. Et il arrive à apercevoir des perles se former dans ses yeux plissés par un sourire acerbe, malgré la pénombre qui les engloutie…et peu importe à quel point il essaye de rester neutre, tout son désespoir, son incompréhension, sa culpabilité se lisent dans ses traits. Et il n’a pas le temps d’aller chercher son bouclier, Jaeko a sorti son épée et l’enfonce droit dans son cœur. « Tu veux des excuses ? Eh bien, voilà tes excuses enfoiré. Je suis désolé de t'avoir détesté, désolé d'être tombé sous ton charme, désolé d'avoir coucher avec toi, désolé d'avoir partagé autant de nuit avec toi, désolé d'avoir succombé à tes compliments, désolé de m'être pointé là ce soir-là, désolé de t'avoir embrassé, je suis désolé de t'avoir mis dans une situation délicate, je suis désolé d'avoir toujours été là pour toi quand tu ne supportais plus rien dans ta vie, quand il fallait que tu te défoules. » il voudrait lui crier d’arrêter…qu’il a compris où il veut en venir. Il voudrait lui dire qu’il retire tout ce qu’il a pu dire…pauvre gamin brisé dans ses sentiments, dans son égo, dans sa fierté réduite en miettes lorsque des larmes brouillent sa vision. « Mais, tu sais, sur quoi je suis le plus désolé ? Je suis désolé de t'avoir rencontré. » et il ferme les yeux après ces paroles, laissant une goutte dévaler sa joue glacée…l’épée s’enfonce toujours plus profondément, le déchire de l’intérieur, et il ne peut rien faire d’autre que d’encaisser et se taire.  « Désolé d'avoir gâché ta vie à un tel point qu'il fallait que tu me sortes des horreurs pareilles. Mais maintenant, c'est finit. Tu n'auras plus besoin de t'inquiéter que le pauvre Jaeko vienne te gâcher la vie. Le pauvre Jaeko va s'en aller et ne plus jamais t'embêter car il en a marre d'être ton stupide punching-ball quand rien ne va plus, il en marre de se prendre dans la figure des paroles tellement blessantes que ça lui brise le cœur. » et le sien n’est plus. Jaeko l’a un peu plus détruit à chacune de ses paroles qui résonnent encore contre ses tempes…il le regarde s’écrouler sur le sol, les yeux vides…vides de vie, vides de larmes. Il ne ressent rien d’autre que du néant…il le ronge en dedans, gamin détruit par ses propres actions.
Et il voudrait lui dire
qu’il est désolé.
Des mots qu’il n’arrive pas à sortir de son gosier. Alors il se baisse à la même hauteur que Jaeko. Ils sont égaux, ironiquement. Et ses gestes maladroits parlent pour lui –jusqu’à qu’il réussisse à aligner deux phrases à la suite. Attirant l’amant vers lui pour le serrer autour de ses bras, délicatement…parce qu’il a peur de le briser encore une fois, même s’il voudrait le serrer jusqu’à l’étouffer, de peur qu’il lui échappe. Et ses doigts s’immiscent dans ses cheveux chocolatés tandis que ses lèvres baisent ses tempes gelées…il finit par rompre cette étreinte inespérée au bout de quelques minutes –qui ont durées des secondes, des heures…il ne sait pas. Et il le regarde dans les yeux, les genoux enfoncés dans la neige, glissant ses pouces tremblants sur les joues de Jaeko pour le débarrasser de ces perles salées. « Je suis désolé. » la sincérité lui brûlerait presque la gorge…il a pas l’habitude, Effy, de tout ça. « J’ai…je… » il sait pas, il sait pas par où commencer, et c’qu’il pourrait dire pour le recoller…alors il essaye de respirer, rassembler ses idées un peu trop éparpillées. « J’ai dit tout ça sous le coup de l’énervement…j’pense que tu sais comment je suis. J’dis des choses que j’pense pas, et que j’regrette la minute suivante…si j’le pensais vraiment, j’serais sûrement pas là soir. » il vient d’avouer à moitié qu’il est là pour lui, sans même le réaliser…mais les mots déferlent sans filtre ; c’est son âme toute entière qui parle, maladroitement, avec les mots d’un gamin-prince aux sentiments trop embrouillés. « J’pensais rien de ce que je disais. Ma vie est gâchée seulement quand t’es pas là. » il en a marre, ce soir. Marre de se battre. Contre Jaeko.
Contre lui, aussi.
Marre des sentiments qui le rongent en dedans, contre lesquels il se bat sans répit. Il voudrait oublier, juste une soirée, oublier la peur qui le déchire, la peur qui le fait agir comme la pire des ordures. Ce soir, il ne veut pas qu’ils soient Effy et Jae. Seulement Phoenix et Jaeko.  « T’es gêlé...viens, on va ailleurs. J’te paye un café, tout ce que tu veux. S’il te plaît. On pourra parler. »  Peut-être que dans une minute, une heure…un jour, Effy va se réveiller, et toutes ses paroles seront alors annulées. Mais pour l’instant, c’est Phoenix qui l’observe, les yeux étoilés.

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Re: ✧ crawling back to you
Mar 14 Fév - 13:50
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Il ne contrôle plus rien. Ces violentes pulsions qui le font sursauter, ces larmes d'acides qui le défigure, ces reniflements bruyants brisant le silence éternel de la nuit. Puis, la chaleur de Phœnix le recouvre, et qu'est-ce qu'il a envie de le repousser, de se détacher de lui car, non, c'est trop facile, il ne peut pas le pardonner aussi aisément. Mais, il est faible, l'amour détruit en lui toute forme de résistance, alors il s'accroche. Il s'accroche à la toute petite ombre d'espoir qui survie au creux des gestes affectifs de Phœnix à son égard. Il s'accroche à son parfum addictif, à ses sourires fondants, à ses regards attendrissants, à ses paroles chaudes. Et il pleure un peu plus, ses larmes chaudes dégoulinants contre l'épaule de Phœnix. « Je suis désolé. » Il renifle, la voix de Phœnix le berce, il essaye d'y croire, il essaye de se dire que c'est sincère; il n'y arrive pas. Il est trop brisé, il n'arrive plus à le croire. Il s'efforce, c'est trop dur, mais il n'abandonne pas. Car peut-être, un jour, il sera véritablement sincère. « J’ai…je… » Jaeko lève ses yeux vers Phœnix, des larmes coulent encore, ses pupilles sont dilatées. Il attend; il attend, car ce qu'il entend là, cette hésitation qui ne lui ressemble pas, qui lui est inconnue, c'est peut-être du remord, c'est peut-être la vérité. Alors, il patiente. « J’ai dit tout ça sous le coup de l’énervement…j’pense que tu sais comment je suis. J’dis des choses que j’pense pas, et que j’regrette la minute suivante…si j’le pensais vraiment, j’serais sûrement pas là soir. » Et Jaeko, sait. Il sait comment il est, son comportement, ses impulsions mais il ne pardonne pas pour autant. Il hoche la tête au rythme de la voix de Phœnix. Ses larmes brûlent sa peau; il fait trop froid. La chaleur que lui donne Phœnix, le brûle, elle aussi. Ce soir, il est sensible à tout ce qu'il entoure et ça le rend fou. « J’pensais rien de ce que je disais. Ma vie est gâchée seulement quand t’es pas là. » Il hoche encore la tête. Sa main vient se poser délicatement sur la joue de Phœnix. Il l'observe, le décrypte. Il est amoureux, et putain, ce plaisir qui l'habite lorsque Phœnix est près de lui, qu'est-ce qu'il l'aime. Alors il caresse tendrement sa joue, car, désormais, il sait, essaye de croire, qu'il n'est pas le seul à être brisé. Il essaye de se persuader qu'il n'est pas le seul à souffrir. Alors, il offre, par indulgence, de la tendresse à Phœnix. Mais ses gestes, ils sont différents. Lointain de ce qu'il a pu lui offrir. C'est différent, désormais. Il lui faudra du temps. Du temps pour se reconstruire. Mais il essaye de rebâtir leur relation, et il espère que Phœnix essaye aussi.
« T’es gêlé...viens, on va ailleurs. J’te paye un café, tout ce que tu veux. S’il te plaît. On pourra parler. » Jaeko se lève, difficilement. Il a envie de détester ses impulsions, son cœur amoureux. Il n'y arrive pas; mais il ne pardonne pas pour autant. Il hoche la tête au rythme de la voix de Phœnix. Il veut le détester pour toute la peine qu'il lui a causé, mais il ne peut pas. C'est le bordel dans sa tête. Il est fatigué. Fatigué de se battre contre ses propres sentiments, sa propre volonté, alors, il lui attrape la main, enlace ses doigts au sien. Il se pince les lèvres, attend de voir la réaction de Phœnix; va-t-il retirer sa main ? va-t-il la laisser danser avec la sienne ? Il n'est plus sûr de rien. Il essaye d'anticipé les réactions de Phœnix, ne pas dépasser les limites. Il n'est pas prêt a recevoir encore plus de parole blessante. Puis, lorsqu'il ne voit aucun réaction, il se met à marcher. Il s'avance, il ne sait pas où. Il ne connaît pas cet endroit de la ville. Mais, il doit forcément y avoir un café quelque part. Alors, aveuglement, sans aucun objectif, il avance. Mais tout va bien, il n'est pas plus perdu; tout va bien tant que Phœnix est à ses côtés. « Je ne connais absolument pas cette partie de la ville; il va falloir que tu nous guide. » Il lâche un petit rire, plus doux, plus mielleux. Appelez-le lunatique. Mais tout va bien, maintenant. Peut-être. Il n'est pas sûr. Il n'a toujours pas pardonné, peut-être le fera-t-il un jour, mais, il est sûr qu'il n'oubliera pas.
La poupée se fait finalement
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Re: ✧ crawling back to you
Jeu 16 Fév - 1:11
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Il aurait aimé être ce garçon que rien ne blesse, rester insensible face aux larmes et aux paroles sanglantes du garçon qu’il aurait préféré ne jamais rencontrer. Tout serait plus facile. Il ne ressentirait alors pas toute ces émotions qui le déchirent un peu plus chaque jours…il ne ressentirait jamais l’amour. Un amour qu’il ne comprend pas, qu’il ne connait pas ; il n’a jamais aimé, et il n’est pas sûr que les tornades dans son estomac soient le résultat de ses sentiments trop  longtemps refoulés…il s’est longtemps dit que ce n’était rien, que ça allait passer. Mais la douleur dans son ventre ne fait que croître lorsqu’il est près de Jaeko. Les fuites qu’il prend lorsqu’il se fait étouffer par ses sentiments ne fait que les augmenter, une partie de cache-cache vaine avec l’amour qui finit toujours par le retrouver. Ce soir, il met la partie en pause. Trop fatigué de jouer, courir, se cacher…tout c’qu’il veut, c’est une nuit dans ses bras. Le contact de sa peau contre la sienne, ses soupirs lancés dans le creux de l’oreille…il veut Jaeko et ses sourires, ses blagues qu’il comprend à moitié suivies de ses rires éclatés…il veut Jaeko tout entier.
Alors lorsque ce dernier attrape sa main frigorifiée, il ne fait rien d’autre que la serrer un peu plus fort…elle semble réchauffée en l’espace de quelques misérables secondes. Son univers entier à l’air plus chaud, lorsque Jaeko est là. Et ça lui fait peur, tout ça. Savoir que son bonheur dépend d’une seule et unique personne, une personne qu’il ne pourra jamais avoir…leur relation est sans espoir et finira par les mener à leur perte. Pourtant, il s’y accroche. Il y croirait presque. Et il voudrait le rapprocher un peu plus de lui, entourer ses bras autour de sa taille pour briser cette proximité qui le rend fou, aussi faible soit-elle…mais il retient ses pulsions, se contente d’avancer en ravalant ses sourires.
Ils se retrouvent rapidement dans la rue principale, entourée de petits cafés, restaurants à thèmes tous plus fous les uns que les autres…la lumière nouvelle des lampadaires bordant les trottoirs lui permet d’enfin déceler ses traits, et il tourne timidement la tête vers lui, hésitant. « Je ne connais absolument pas cette partie de la ville; il va falloir que tu nous guide. » un faible sourire étire ses lèvres gercées. Il est quelque peu étonné par sa révélation, étant donné qu’il s’agit là d’un coin assez fréquenté, en particulier par les nouvelles générations. Tous les milieux sociaux se mélangent et cohabitent sans grande difficulté, et bien qu’Effy ne quitte que très rarement les murs dorées de Jungno, il lui arrive parfois d’arpenter les rues de ce district. De ce fait, il connait quelques endroits en vogue –parce qu’Effy ne fréquente que ce genre d'endroits, ou les prix minimums sont ceux d’un revenu moyen. Mais ce soir, il n’est pas Effy. Il ne faut pas l’oublier. « T’inquiète pas. J’connais un petit café pas mal sur cette rue. »  il lui offre un nouveau sourire, reflet de sa sincérité…ses chaussures en cuir ciré claquent sur la neige à moitié fondue jusqu’à qu’ils arrivent devant l’endroit en question. Un petit restaurant aux allures de diners américain dans lequel il s'est aventuré, un soir où l’alcool s’était mélangé à son sang et que la faim l’avait poussé là. Il tire la poignée, pénétrant dans l’établissement presque désert tandis qu’un soupir d’aise s’échappe de ses lippes en sentant la chaleur nouvelle caresser ses joues. Il s’installe rapidement sur une des banquettes en cuir, un peu reclus des personnes déjà présentes, se débarrassant de sa veste en soupirant. Un regard timide vers l’amant…il n’ose pas parler. Pudeur soudaine, peur de dire quelque chose de travers. Comme d’habitude. Des cartes sont prédisposées sur la table, Effy en pousse délicatement une vers Jaeko en se raclant la gorge. « T’as faim, peut-être ? Tu peux prendre c’que tu veux. » il pourrait lui demander le restaurant entier, Phoenix le lui offrirait. Et ses doigts tapotent nerveusement la surface, ses yeux observent les alentours pour ne pas croiser ceux de Jaeko. Il a trop de questions à lui poser, trop de doutes à confirmer…alors il préfère observer l’unique serveuse qui vole de tables en tables, plateaux à la main.

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Re: ✧ crawling back to you
Ven 17 Fév - 21:29
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« T’inquiète pas. J’connais un petit café pas mal sur cette rue. » Jaeko sourit faiblement, visiblement satisfait de la réponse du plus jeune. Il le suit, marche à ses côtés; il fait doux. Le vent caresses ses cheveux bruns, frétille ses narines et lui offre des frissons. Le parfum, si empoisonnant, exaltant et incroyable de Phœnix pénètre ses narines. Il soupir d'aise. Qu'est-ce qu'il aime ce parfum.
Fou. Il doit être fou. Aimer tout ce qui émane du plus jeune. Aimer toutes ses facettes; ses qualités, ses défauts. Tout son être en entier semble être le reflet de la perfection humaine. Jaeko est aveuglé par ses sentiments, par la lumière éclatante que Phœnix lui offre chaque seconde passée à ses côtés. Il ne remarque pas qu'ils sont arrivés, trop hypnotisé par le plus jeune. Son visage. Ses lèvres, ses yeux, ses oreilles, son nez, ce grain de beauté sous sa lippe inférieur. Jaeko est tellement amoureux que cela pourrait presque le tuer.
Il s'installe, ses yeux quittant le visage de Phœnix avec difficulté. L'ambiance de café est reposante, cosy, presque trop surfaite. Il ne dit rien. Si Phœnix aime ce café, alors Jaeko l'aimera. Car, c'est comme ça que fonctionne l'amour; les concessions. Et Jaeko est prêt à en faire par millier s'il peut voir des constellations illuminer les iris de Phœnix. « T’as faim, peut-être ? Tu peux prendre c’que tu veux. » Jaeko hausse les épaules. Il n'a pas spécialement faim. Tout ce qu'il veut goûter, ce sont les lèvres rosées de Phœnix mais pour le moment, il ne peut pas. Il ne peut pas car il doit être fâché contre lui, car Phœnix l'a fait souffrir, car il ne peut pas être l'une de ces personne prête à tout pour leur amant. Jaeko est indépendant. Il ne veut pas que Phœnix devienne sa drogue; peut-être est-ce déjà trop tard.
Il attend que la voix de Phœnix retentisse. Mais rien. Le silence les entoure, eux dans leur bulle trop étrange, trop maladroite, trop gênante. Les bruits environnants du café s’immiscent tendrement dans leur sphère. Jaeko lève les yeux. Phœnix ne le regarde pas. Jaeko est blessé mais ne le montre pas. Il tourne à son tour les yeux; une serveuse. Voilà donc ce que Phœnix observe depuis tout à l'heure ? Il a envie de s'énerver, de lui demander à quoi cela servait de l'emmener ici si c'était pour reluquer une nana avec une jupe beaucoup trop courte. Des insultes fusent dans son esprit; elle est tout à fait son genre. C'est le genre de fille avec qui Phœnix pourrait s'afficher dans la rue, en public.
Jaeko essaye de chasser ces pensées de son crâne, mais le monstre revient en lui, lui écrasant maladroitement l'estomac. Il est prêt à rugir, sortir de lui. Jalousie. Jaeko inspire, puis expire. Il se mord l'intérieur de la joue. « Je- euh, tu voulais parler. Parlons. » Sa voix est faible, trop brisée. Il se gratte l'arrière de la tête. Phœnix ne le regarde toujours pas. Ses mains tremblent. « Eh. Quand je parle, ça serait sympa que tu me regardes. » Sa voix est douce, presque inaudible, mais il ne peut empêcher le poison de couler de ses canines. Jaeko est jaloux, c'en est presque maladif.
Il reprend sur un ton plus calme, moins blessé : « Je suis désolé de t'avoir embrasser... ce soir-là. Je- je ne pensais pas à te faire du mal, tu sais. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit. » Si, je le sais très bien. Tu étais là. Ravissant. Un parfait gentleman dans ton smoking. La lumière te sublimait, exhibant avec magnificence tes qualités. Puis, lorsque ta voix a résonné dans mon simple esprit, un électro-choque m'a parcourut. Car, tu es presque comme mon âme soeur. Et, ce soir-là, tu étais tellement parfait... tu es tellement parfait. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Je devais t'embrasser, devant eux. Beau peuple, riche à en pourrir. Car elles te regardaient comme si elles avaient une chance avec toi. Peut-être en avaient-elles une ? Mais tu étais es à moi. Et, ça, je voulais leur montrer. « Au final, je pense que je vais prendre un chocolat chaud. » Il referme le menu, sa gorge nouée par des mots qu'il aimerait, que trop, prononcer.

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Re: ✧ crawling back to you
Jeu 23 Fév - 22:14
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Il regarde cette serveuse sans vraiment la regarder…non, il n’observe pas ses longues jambes dénudées sous sa jupette froissée, ni ses longs cheveux ébène attachés maladroitement derrière sa tête. Ni même son visage rougit par l’effort et les allés retours frénétiques, les cernes creusant ses yeux discrètement maquillés…il regarde ses mains transporter les plateaux pleins à craquer, les soupirs qui s’échappent de sa bouche alors qu’elle envoie une énième commande au comptoir. Les yeux de Phoenix sont ternes et sans vie, presque déconnectés de cette étrange réalité dans laquelle il se baigne. Jaeko, installé en face de lui – il n’ose pas le regarder…peut-être est-il honteux ? apeuré de croiser les traits de l’homme qu’il a tant blessé ? et cet univers inconnu, cette ambiance trop décontractée pour le poulain de la haute société. « Je- euh, tu voulais parler. Parlons. » cette voix naturellement rauque mais fissurée le sort lentement de ses pensées. Il voulait parler, mais tout ce qu’il veut à présent, c’est se taire…laisser les vagues de silence l’emporter, le noyer et l’enfermer dans les abysses. Il voudrait lui dire trop de choses, ça éclate dans son esprit, ça s’embrouille, ça cogne dans tous les sens, mais il n’arrive toujours pas à détourner son regard du point fixe qu’il observe. « Eh. Quand je parle, ça serait sympa que tu me regardes. » pourtant, ces paroles le surprend tellement que sa tête se retourne presque instantanément vers lui. Et son regard interloqué se plonge enfin dans celui de Jaeko qu’il fixe, les yeux étoilés.
« Je suis désolé de t'avoir embrasser... ce soir-là. Je- je ne pensais pas à te faire du mal, tu sais. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit. » il baisse les yeux, serre les poings, et ses ongles s’enfoncent durement dans ses paumes lorsque de nouveaux flashs de cette soirée catastrophique ressurgissent dans son esprit. Jaeko est réellement là pour parler, et Effy n’a pas encore eu le temps de rassembler ses idées trop éparpillées…et peut-être qu’il met trop de temps à répondre. Peut-être que le temps s’est arrêté durant quelques secondes. Peut-être qu’il est resté là, les yeux rivés sur ses cuisses pendant trop longtemps…parce que la voix suave l’a une fois de plus ramené à la réalité. « Au final, je pense que je vais prendre un chocolat chaud. » et il se racle la gorge, hochant faiblement la tête en guise de réponse. Jaeko est fort probablement vexé par le silence dont Phoenix s’est amouraché, et ce depuis de longues minutes déjà…il arrive à le sentir dans sa voix, dans ses gestes, dans l’atmosphère qui l’écrase sans cesse. Le morveux gueulard et sans gêne s’est fait expulser pour laisser place à l’agneau candide qui n’ose pas tenir un regard trop longtemps. Pourtant, il finit par se redresser sur la banquette, prend une longue inspiration…tant pis, il laissera les mots déferler de ses lèvres sans réfléchir. Son âme toute entière parler à sa place, sans aucun filtre pour contrôler les mots maladroits. Ca ne changera pas de d’habitude. « En effet, t’aurais pas du faire ça. » il ne le regarde toujours pas, fixe les quelques miettes sur la table –en temps normal, il aurait été capable d’envoyer le restaurant en justice pour ça- en se mordant la lèvre inférieure. « J’ai été humilié devant tout le monde…tu sais pas comment sont ces gens. Les couples mariés n’osent même pas se tenir la main, dans ces soirées. Alors t’imagines bien deux gars qui s’embrassent sans gêne… » il essaye d’ignorer leurs visages épouvantés crées par son esprit, les poings serrés sous la table par le stress qui l’envahit. « Mais j… » « Bonsoir. Vous avez choisi ? » il est coupé par l’unique serveuse et son regard se retourne rapidement vers cette dernière…il en avait presque oublié où il était. Elle est souriante, rayonnante…comme si elle tentait de faire une bonne impression devant ses clients. Mais Effy l’a vu. Il a vu ses soupirs, ses roulements d’yeux, ses phalanges rougis après avoir serré ses poings trop durement. Et après l’avoir longuement fixé, il hoche faiblement la tête. « Deux chocolats chauds. » le ‘s’il vous plaît’ lui aurait probablement b r û l é la gorge. Il attend qu’elle s’éloigne, et finit par reporter son regard sur Jaeko en soupirant. « Hm…j’disais donc. » quelques secondes pour se replonger dans le fil de la conversation, et il reprend lentement. « J’ai peut-être réagit excessivement…j’étais sous le choc et je contrôlais pas c’que je disais. J’étais énervé contre toi parce que sur le coup j’ai pensé que tu cherchais à m’humilier. » une courte pause pour reprendre sa respiration et –essayer de rassembler ses idées, et il reprend en baissant les yeux. « C’est seulement avec le recul que j’ai réalisé la dureté de mes mots. Mais j’ai pas cherché à te contacter, à m’excuser…parce que j’me suis dit que c’était mieux comme ça. » sa voix est basse, réservée, comme s’il avait peur que les personnes autour puissent ouïr les mots qui s’échappent de ses lèvres sans contrôle. Qu’ils découvrent l’enfant sans son masque. « Mais…hum… parfois j’passais quand même sur ton instagram, juste pour voir. » voir quoi ? La vie sans moi. Si toi aussi tu passes tes soirées à te morfondre, à attendre un signe en vain. Un appel qui ne viendra pas. « Puis j’ai vu que t’étais proche de ce gars, et que t’allais à son vernissage ce soir…et voilà. J’sais pas. J’sais pas pourquoi je suis venu. J'aurais sûrement pas du. » cette dernière phrase est lancée rapidement, le ton presque sévère…comme s’il était énervé. Contre lui-même. Contre sa faiblesse, son manque de contrôle, et sa révélation honteuse. Il colle son dos sur la banquette, s’enfonçant un peu plus dans cette dernière tandis que ses yeux vaguent sur les deux tasses qui viennent de se poser en face d’eux.

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Re: ✧ crawling back to you
Sam 4 Mar - 17:07
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« En effet, t’aurais pas du faire ça. » Il serre le menue entre ses doigts, effrayé des paroles que prononcent Phœnix; effrayé d'être encore repoussé. « J’ai été humilié devant tout le monde…tu sais pas comment sont ces gens. Les couples mariés n’osent même pas se tenir la main, dans ces soirées. Alors t’imagines bien deux gars qui s’embrassent sans gêne… » Jaeko se mord la lippe inférieur. Ses iris cherchent ceux de Phœnix, le remord submergeant son âme, le faisant couler sous une vague de regret. Il voudrait tant pouvoir le prendre dans ses bras. Lui, cette figure frêle qui se trouve face à lui, dans la position de faiblesse. Jaeko sent les larmes s'éprendre de ses yeux; l'a-t-il détruit ? Lui, Phœnix, le prince d'acier, celui qui est tant fort, celui dont les émotions ne transparaissent pas sur son sublime visage... Il serre les poings sur ses genoux, le visage tiré en une grimace. « Mais j… » Son visage se redresse, presque étonné d'entendre la voix de Phœnix enlacer ses oreilles; « Bonsoir. Vous avez choisi ? » Son visage se tourne vers la serveuse. Il ne peut pas s'empêcher d'être mesquin, de ne pas croiser son regard, de faire comme si elle était une chose insignifiante dans ce monde; il est jaloux, beaucoup trop jaloux. Une jalousie maladive, une jalousie inexcusable, car, après tout, il ne lui appartient pas. Et cette réalité affole tellement Jaeko. Il est apeuré, pauvre agneau, de se faire dévorer par ce méchant loup qu'est l'abandon, encore une fois.
« Deux chocolats chauds. » Jaeko hoche la tête; à qui ? il ne sait pas. Les yeux de Phœnix sont rivés sur cette serveuse  — alors qu'il n'a pas osé croiser le regard de Jaeko depuis quelques minutes, et les yeux de la serveuse sont hypnotisés par Phœnix. Il comprend. Oh! il comprend tellement. Phœnix est une oeuvre d'art qu'il aimerait dépeindre sur tous les tableaux du monde, sculpté sur toutes les pierres existantes, filmer avec toutes les caméras qu'ils puissent exister, photographier avec tous les appareils photos qu'il puisse obtenir. La serveuse s'éloigne mais les sourcils de Jaeko reste froncés. « Hm…j’disais donc. » Il essaye de calmer les battements de son coeur, devant de plus en plus forts dans ses oreilles, écrasant le doux concerto de la voix de Phœnix. « J’ai peut-être réagit excessivement…j’étais sous le choc et je contrôlais pas c’que je disais. J’étais énervé contre toi parce que sur le coup j’ai pensé que tu cherchais à m’humilier. » Jaeko hoche la tête, las. Il s'évertue à écraser les larmes qui menacent de s'échapper de ses yeux. Le simple fait de savoir que Phœnix le pensait capable d'essayer de l'humilier, l'attristait.  « C’est seulement avec le recul que j’ai réalisé la dureté de mes mots. Mais j’ai pas cherché à te contacter, à m’excuser…parce que j’me suis dit que c’était mieux comme ça. » Il ravale le haut le coeur qui fait sursauter sa poitrine. Dans sa tête, un brouhaha prend place. Finit la symphonie classique; un concert cacophonique s'embrase.  « Mais…hum… parfois j’passais quand même sur ton instagram, juste pour voir. » Jaeko hausse les sourcils surpris. Son regard se lève vers Phœnix (qui le ne regarde toujours pas). Inconsciemment, une larme s'enfuie de son œil, il n'y porte pas d'attention. « Puis j’ai vu que t’étais proche de ce gars, et que t’allais à son vernissage ce soir…et voilà. J’sais pas. J’sais pas pourquoi je suis venu. J'aurais sûrement pas du. »
Tout se mélange, il enregistre avec attention les mots que son ancien amant déferle. Puis, lorsque son discours ne semble pas reprendre, il prononce les premiers mots qui lui viennent à l'esprit : « Est-ce que tu regrettes ? » De m'avoir rencontré, de m'avoir embrassé, de m'avoir enlacer si intiment, d'avoir été mon amant ? « D'être venu ce soir, je veux dire. » Jaeko aussi, était passé plusieurs fois sur son instagram, son twitter et toute sa panoplie de réseau social. Lui aussi, il avait eu envie de voir comment il allait. Lui aussi, voulait savoir si Phœnix était aussi misérable. Cependant, il n'avait rien trouvé de tel lorsqu'il observait les photos postées par celui-ci. Juste des clichés de lui avec une fille. Une fille qui n'est pas moi. Qui ne sera jamais moi. Et parfois, Jaeko regrette d'être né garçon; comme à cet instant, ce moment où il se retient de prendre la main de Phœnix dans la sienne en plein milieu d'un café. « Je ne regrette pas de mon côté. » Et il répondait à ses questions internes à haute voix, espérant que Phœnix puisse lire entre les lignes, comprendre ce qu'il essaye de dire.

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